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Qu’est-ce qu’être musulman ?

Ecrit par : Mohamed Saïd Ramadhan Al-Bouti

Traduit par : Akil Fekih

 Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux

Louanges à Allah l’Accommodeur, le Guide vers la voie de la raison.

Que la bénédiction soit sur notre maître Mohamed, sur les siens et sur ses compagnons !

Ces quelques pages comportent un guide simplifié et exhaustif du sens de l’islam, je l’ai écrit pour répondre une attente de la part de non musulmans demandeurs en informations.

Je prie Allah pour qu’Il en fasse un moyen pour eux de parvenir à leur fin et pour qu’Il nous guide tous ensemble vers Sa véritable religion et vers Son droit sentier.

  • Qu’est-ce qu’un Homme ?

C’est l’être suprême en vertu des qualités dont il jouit. Ses principaux atouts sont l’intelligence et le discernement, les systèmes stellaires qui gravitent autour de lui sont mis à son service pour la sauvegarde de ses intérêts.

  • Qui l’a créé et qui l’a gratifié de cet honneur ?

C’est Allah Qui a conçu d’une manière ingénieuse toutes les créatures comme le témoignent Ses inventions étonnantes en terme d’arrangement et de finalité.

  • La science atteste que les différentes créatures qui nous entourent remplissent des fonctions. L’Homme, qui les dépassent toutes par ses qualités, n’est-t-il pas chargée d’une mission ?

Si, il est chargé d’une importante mission sacrée, elle émane du dieu qui l’a créé et qui l’a honoré.

  • Quelle est alors sa mission ?

Il y a deux missions : l’une est scientifique et confessionnelle et l’autre est comportementale et fonctionnelle.

  • Quelle est la mission scientifique ?

C’est une mission d’observation en vue de connaitre les réalités suivantes :

Premièrement : savoir qu’il est la créature appartenant à Allah, Exalté soit-Il, il meuve grâce à Son pouvoir et il vit sous Sa protection et Ses affabilités, c’est ce qui fait de lui « un serviteur d’Allah ».

Deuxièmement : savoir qu’Allah qui l’a créé est Unique sans associé ni en divinité ni en patronage.

Troisièmement : savoir qu’Allah dispose d’anges dont la constitution est spirituelle, ils ne désobéissent aucun ordre d’Allah, et ils ont des tâches à remplir.

Quatrièmement :

  • savoir qu’Allah a envoyé, par le passé, des messagers auprès de leurs peuples, Mohamed – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – en était le dernier, néanmoins il a été envoyé au monde entier,
  • et croire aux prophètes dont les noms sont cités dans le Coran.

Cinquièmement :

  • savoir qu’Allah leur a révélé des livres à travers Jibril [Ange Gabriel] appelant les gens à croire qu’Allah est unique et qu’Il est le Seigneur de tout l’univers (Dieu désigne celui qui dispose de la propriété et de l’intendance de l’univers) et appelant à croire qu’Allah aura l’âme de chacun d’eux à une échéance donnée, qu’Il leurs rendra l’âmes, qu’Il les récompensera pour la bienfaisance et qu’Il les sanctionnera pour la malfaisance,
  • savoir que le paradis est un grand univers regroupant toutes sortes de plaisirs destinés aux bienfaiteurs, et que l’enfer est un univers de châtiment destiné aux vils.

Puis savoir que la connaissance de ces cinq principes avec conviction constitue ce qu’on appelle « la foi ».

  • Quelle est la fonction comportementale de l’Homme ?

C’est de s’engager à remplir les obligations suivantes :

  1. Accomplir les cinq prières réparties suivant les heures du jour et de la nuit.
  2. Jeuner le mois du Ramadan conformément au procédé détaillé dans le Coran tel que détaillé par Mohamed, que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui.
  3. Faire le pèlerinage vers le temple sacré d’Allah (la Kaaba) et accomplir les rites connus tel qu’expliqué par le Coran et par Mohamed, que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui, au cas où l’on dispose des moyens physiques et matériels pour le faire.
  4. Donner annuellement aux nécessiteux une part déterminée de son argent (la Zakat) quand ses capitaux atteignent un certain montant.
  5. Prononcer la profession de foi : « J’atteste qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah et que Mohamed et le messager d’Allah » et entreprendre, dans la mesure du possible, l’application de l’ensemble des règles et des lois légiférées dans le Coran et développées pour nous par le messager d’Allah. Tous ces devoirs humains conduisent à l’amour et à l’équité de sorte que l’astreinte à ces activités avec soumission intellectuelle s’appelle-elle « l’islam ».
  • Est-ce que tous les prophètes ont été envoyés avec ces mêmes instructions ?

Quant aux fonctions liées au savoir et à la pensée qu’on appelle « croyances », tous les messagers et tous les prophètes, du premier «Adam » au dernier « Mohamed » – paix sur eux-, sont envoyés avec une seule croyance à laquelle ils ont appelé les gens, il s’agit de la croyance que je viens de récapituler dans les cinq principes en quoi qu’il faut croire.

Tandis que les lois et les règles comportementales différent d’un prophète à autre, car les règles comportementales (les obligations, les interdits et les permis) sont légiférées par le législateur, Allah en l’occurrence, en tenant compte des intérêts des gens lesquels changent d’une époque à autre et d’un endroit à autre.

  • Quelle est la différence entre les lois révélées à Mohamed, que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui, et celles révélées aux autres messagers avant lui ?

La différence est que la sharia révélée à Mohamed, paix et bénédiction sur lui, est universelle à tout le monde, elle tient jusqu’au jour de la résurrection, car il porte le message ultime, il est le tout dernier des messagers, il est envoyé à tout le monde. Or chacun des messagers qui l’ont précédé, était envoyé à sa nation, sa juridiction est spécifique à elle, elle est restreinte dans le temps.

  • Mais nous constatons que la religion révélée à Moïs, paix et bénédiction sur lui, celle révélée à Jésus, paix et bénédiction sur lui, et celle révélée à Mohamed, paix et bénédiction sur lui, divergent même en terme d’instruction intellectuelle alors qu’elles portent sur la « croyance »

Les différences constatées ont été générées au fil du temps, elles ont été produites par les clergés, elles n’existaient ni dans la Torah révélée par Allah à Moïs, paix et bénédiction sur lui, ni dans l’Evangile révélé par Allah à Jésus, paix et bénédiction sur lui. Si on ôtait les rajouts des clergés juifs et chrétiens et si on revenait à ce qui a été révélé par Allah à Moïs et à Jésus, nous constaterions que les cinq principes de pensée regroupant les fonctions du savoir et de croyance qui accomplissent la « foi » correspondent à tout ce qui a été transmis par les messagers à leurs nations sans aucune divergence.

  • Dieu tel que perçu à travers les évangiles est une trinité : un dieu unique en trois personnes : le père, le fils et le saint esprit, Dieu tel que perçu dans le Coran est Unique sans associé, comment peut-on composer avec les deux messages quand on sait qu’ils proviennent de Dieu ?

Comme déjà dit : le vrai Evangile révélé à Jésus ne diverge pas en terme de croyance de son comparable le Coran, mais il y eu des intrusions, des transformations et des modifications dans l’Evangile notamment par « saint Paul » qui font croire qu’il y a un écart de croyance entre le Coran et l’Evangile.

  • Partant du principe que les croyances transmises par Moïs, par Jésus et par Mohamed sont les mêmes de par leur réalité et leur origine, pourquoi ses mêmes croyances sont-elles à l’origine de religions multiples ?

Tous les prophètes ont été envoyés avec la même religion, représentée par les cinq principes de croyance tels qu’énoncés dans la définition de la foi. Toutefois la modification et la transformation de la Torah et de l’Evangile en des circonstances et pour des raisons qu’on ne va pas détailler, font qu’une même religion dont Allah a chargé les prophètes de transmettre se transforme en religions multiples et divergentes, les gens se les transmettent désormais comme telles.

  • Pourquoi les appelle-t-on religions divines [abrahamiques] ?

Bien que cette appellation soit répandue, elle n’est pas exacte, comment se fait-il que des religions divines soient divergentes alors qu’elles parviennent aux gens du ciel?! Comment Dieu inspire-t-Il à Jésus qu’Il est unique en trois personnes : le père, le fils et le saint esprit [la trinité] puis Il inspire à Mohamed de le contredire [ce dogme] et d’affirmer qu’Il est unique sans associé ?! Quelqu’un de raisonnable peut-il admettre que Dieu a inspiré deux choses contradictoires aux gens ?!

  • Quelle est l’origine de la sharia islamique, c’est-à-dire ce qu’on appelle les règles de conduite ?

L’origine de la sharia islamique est avant tout le Coran, c’est la parole d’Allah dont les termes et le sens ont été révélés au messager d’Allah, Mohamed. Il y aussi les éclaircissements de Mohamed et ses explications détaillées du Coran qu’on appelle « Sunna » avec les termes employés personnellement par le messager d’Allah et adressés aux gens avec un sens une teneur inspirés néanmoins par Allah, c’est ce qui fait la différence entre le Coran et la Sunna.

  • Est-ce que les gens ont l’obligation de respecter l’ensemble des lois de la « Sharia » en toutes circonstances, est-ce qu’elles sont immuables et figées ?

Les intérêts des gens ont été préservés dans les lois de la sharia sur la base d’une totale équité.

Parmi les lois préservant leurs intérêts, il y a celles formulées par des textes explicites et sans équivoque avec un sens qui ne laisse aucune place à l’interprétation, c’est celles qui traitent les intérêts immuables et figées et qui ne nécessitent pas d’être changées ou développées par l’Homme. Ces lois sont immuables et perpétuelles, il n’est pas permis de les changer.

Il y a aussi celles qui sont formulées par des textes implicites sujets à interprétation, celles qui traitent les intérêts qui changent avec les circonstances et les situations. Celles-ci sont sujettes à la jurisprudence et au développement pour tenir compte des intérêts des gens. Les érudits en matière de la sharia islamique ont à faire cet effort d’interprétation.

  • Le musulman abandonne-t-il l’islam quand il doute ou quand il dénie l’un des cinq principes de la foi ou l’un des principes de la sharia « comportementale » ou bien quand refuse de respecter les lois de la sharia ou une partie d’elles ?

En ce qui concerne les questions de croyance en matière de la foi et de l’islam, le fait d’en rejeter l’un des principes ou d’en douter constitue un motif de sortie de l’islam vers la mécréance. En ce qui concerne les lois de la sharia, si le motif est de renier leur bienfondé ou renier leur légitimité et leur existence, cela constitue un motif de sortie de l’islam vers la mécréance, si c’est lié à un manque d’engagement par simple négligence et par nonchalance tout en admettant leur nécessité et leur légitimité, cela ne constitue pas un motif de sortie de l’islam, cela constitue plutôt une désobéissance qu’Allah peut punir comme Il peut pardonner.

  • Est-ce que tous les musulmans occupent le même rang auprès d’Allah ?

Les rangs des musulmans auprès d’Allah différèrent uniquement en fonction de la valeur de leurs œuvres bénéfiques aux gens. Au-delà de la bienfaisance, il n’y a pas de différence entre un homme et une femme, un arabe et un non-arabe, un riche et un pauvre, un prince et un salarié.

  • Maintenant informe-moi sur la mort, c’est quoi, quelle vie après la mort ?

La mort correspond à la séparation de l’âme du corps, cela arrive à un moment déterminé par la volonté d’Allah et par Sa décision, Il confie cette mission à l’un des anges appelé dans le Coran « l’ange de la mort ». L’âme continue à exister en jouissant de ses perceptions et de ses sentiments jusqu’au jour fixé par Allah pour le retour des âmes humaines vers leurs corps, c’est le « Jour de la résurrection» tel qu’appelé dans le Coran.

  • Quel sentiment ressent l’âme en cette période, c’est-à-dire le temps de sa séparation du corps ?

Le Coran nous a informé que l’âme humaine ressent un bien-être ou de la souffrance. Si la personne croit en Allah de son vivant en étant engagée dans la bienfaisance dans la mesure de son possible, Allah fait jouir son âme d’un bien-être et Il lui montre la place qui l’attend au paradis éternel le jour de la résurrection. Si la personne se détourne d’Allah et montre à Son égard de l’orgueil de son vivant, son âme passe par des états de souffrance et Allah lui montre la place qui l’attend dans le monde de l’enfer, il en est ainsi d’après le Coran et le messager d’Allah Mohamed, paix et bénédiction sur lui.

  • Quels évènements l’Homme rencontre-t-il le jour de la résurrection ?

Le Coran nous informe, en même temps que les éclaircissements de Mohamed le messager d’Allah, des évènements suivants :

Premièrement : les âmes reviennent à leurs corps qui sont recréés.

Deuxièmement : la chaine des générations humaines se rencontrent, depuis l’aube de l’existence humaine, dans un même endroit dont seul Allah connait l’étendue.

Troisièmement : la terre est remplacée par une autre terre et l’univers par un autre univers qu’Allah intègre dans un nouveau système.

Quatrièmement : les gens sont dressés devant Allah pour être jugés, les témoignages et les preuves correspondent à des registres qui reproduisent devant la personne concernée l’image de ses jours passés, de ses actes et du mal qu’il a fait, elles correspondent également aux expressions produites par les organes de la personne : sa main, son pied, ses yeux, sa ouïe, ses lèvres, ils témoignent tous pour ou contre lui, une balance est ensuite dressée pour peser les actes.

Cinquièmement : passer sur le « Cirate » (une passerelle enjambant l’enfer), tout le monde passera au-dessus, les heureux dont les bienfaits dépassent les méfaits le traverseront pour aller au paradis éternel, les malheureux dont les méfaits dépassent les bienfaits vacillent au-dessus et tombent dans l’enfer.

Tout cela nous a été annoncé dans le Coran en termes explicites et non sujets à interprétation, il a été également bien détaillé par le messager d’Allah à travers ses Hadiths qui nous sont parvenu avec une traçabilité authentique.

  • Comment s’ouvre-on sur ces évènements de l’au-delà, s’agit-il de révélations du Coran ou des éclaircissements du messager d’Allah Mohamed ?

Tout à fait, toutes les révélations de l’au-delà qui portent sur des faits très anciens ou d’un avenir lointain se réfèrent à des informations authentiques, c’est confirmé par les sciences religieuses et autres. Il est avéré que le Coran est la parole d’Allah et que Mohamed, à qui a été révélé le Coran, est le messager d’Allah. Donc tout ce qui est communiqué par le Coran ou bien par le messager d’Allah Mohamed qui nous est parvenu avec une traçabilité véritablement méthodique, est à son tour une vérité avérée par la science.

  • Maintenant, dits-moi ce que signifient le destin et la fatalité ?

Le destin : le savoir d’Allah de ce qui arrivera à l’avenir dans l’univers en ce qui concerne les évènements naturels et ceux émanant de l’Homme, aussi bien ceux choisis volontairement par lui que ceux arrivant fatalement, sans aucune intention de sa part, comme la naissance, la maladie ou la mort … le destin correspond à l’occurrence des différents événements dans l’univers conformément au savoir divin préalable.

  • Est-ce que le musulman doit croire au destin et à la fatalité ?

Oui, le musulman doit savoir avec certitude que tout ce qui surviens dans l’univers comme évènement, tout ce que l’Homme opère comme gestion volontaire et tout ce qu’il subit comme évènements inévitables, font partie de la fatalité d’Allah et de Son destin.

  • Quel sort attend le juif qui croit à la Torah et le chrétien qui croit aux évangiles, sans qu’ils croient à l’inspiration divine de Mohamed – que la paix et la bénédiction soient sur lui -, le jour du jugement dernier ?

Le juif qui n’a pas cru au message de Mohamed – que la paix et la bénédiction soient sur lui – ne croit pas à la Torah qui a été révélée à notre maître Moïs, car la vraie Torah porte en elle l’annonce du dernier des prophètes Mohamed, – que la paix et la bénédiction soient sur lui – ainsi qu’un ordre à tout le monde de l’identifier et d’y croire. Le chrétien qui ne croit pas à Mohamed – que la paix et la bénédiction soient sur lui – ne croit pas à l’Evangile révélé à Jésus – que la paix et la bénédiction soient sur lui – dans la mesure où il annonce l’envoi de Mohamed, le prophète ultime, et appelle à y croire, ce chrétien est donc un mécréant.

  • Quel sort attend le musulman, qui croit que le Coran est la parole d’Allah mais qui ne croit ni à Moïs ni à Jésus – que la paix soit sur eux -, le jour du jugement dernier ?

Le musulman qui ne croit ni à l’inspiration divine de Moïs ni à la Torah qui lui a été révélée, et qui ne croit ni l’inspiration divine de Jésus ni à l’Evangile qui lui a été révélé, n’est pas vraiment un musulman, parce qu’il ne reconnait pas ce que rapporte le Coran à maintes reprises concernant l’inspiration divine de chacun d’eux et assurant que la Torah et l’Evangile sont la parole d’Allah qui leur a été révélée. Donc il est en réalité un infidèle non croyant.

  • Qu’est-ce qu’un mécréant ? Qu’est ce qui l’attend ?

Le mécréant est celui qui dénie les cinq principes de foi déjà énoncés, voire l’un d’eux, et celui qui dénie les cinq principes de l’islam, voire l’un d’eux, il est voué au châtiment éternel le jour du jugement dernier.

  • C’est quoi le déni ?

Le déni c’est le fait de connaitre les principes de la foi et de l’islam et de les rejeter par orgueil ou par entêtement et esprit identitaire, à l’image de ceux dont Allah a dit dans le Coran « Ils les nièrent injustement et orgueilleusement, tandis qu’en eux-mêmes ils y croyaient avec certitude » [Les fourmis : 14]

De ce fait, quand on n’admet pas les principes de la foi et de l’islam par méconnaissance, on est excusable dans la mesure où cela ne relève ni du déni ni de l’apostasie. C’est ce qu’on appelle « Ahl Al-fatrah » ou ceux qui n’ont rejoint ni le prophète antérieur ni le prophète postérieur, ils ont donc vécu dans une totale ignorance, cette qualification s’applique aux gens qui n’ont pas eu la chance de connaitre ni l’islam ni la mémoire des messagers et des prophètes, à l’image des nombreux habitants des coins perdus d’Afrique, ou ceux d’Amérique et d’Amérique latine entre autres.

  • Et pour finir, parle-moi de la différence entre la vie d’un musulman et celle d’un autre ainsi que de l’effet de l’islam sur la psychologie de l’Homme.

En ce qui concerne le musulman, la vie est convenable et paisible dans n’importe quelle situation rencontrée, car il se voit comme un serviteur appartenant à Allah Qui se caractérise par l’affabilité, la miséricorde et la sagesse dans ce qu’Il décide et ce qu’Il administre à Ses serviteurs, et parce qu’il connait l’objet de son périple au cours de son existence dans ce bas-monde. Il sait que cette vie, aussi amère ou aussi amène soit-elle, constitue un passage vers la place qui l’attend le jour de la résurrection auprès d’Allah. La marque du musulman est qu’il maintient un lien durable avec le Coran qui correspond au message d’Allah à l’Homme, il y consulte le message divin qui lui promet de pardonner ses péchés quand il le Lui demande, et il lui promet l’éclosion de son esprit ainsi que sa protection contre les origines du mal, et il le rassure de sa sauvegarde sous la tutelle d’Allah. Il lui assure que le bas-monde, avec tout ce qu’il comporte, n’a aucune valeur devant les autres formes de bien-être éternel qu’il ressentira le jour de la résurrection, aussi bien corporelles que spirituelles. Il y consulte le message d’Allah exprimant : « Dis : “Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés”» [Az-Zumar (Les groupes) : 53].

Donc le musulman est fermement alloué à Allah en toutes circonstances, il a confiance en Sa miséricorde et en Sa sagesse devant ce qui émane de Lui, c’est le genre de bonheur que l’Homme ne peut connaitre que dans l’immensité de l’islam.

En ce qui concerne le non-musulman : il est astreint à vivre dans ce bas-monde en ayant perdu son âme, il est baladé par les évènements de la vie sans qu’il en découvre ni le sens ni l’origine, il se hasarde à y chercher les plaisirs et y fuir les souffrances, comme un étranger orphelin sans soutien ni tuteur. A mesure qu’il avance dans la vie et qu’il approche de la mort, il s’enfonce dans l’anxiété existentielle, et il appréhende davantage l’inconnu vers lequel il s’achemine, il peut même endurer des formes de maladies psychologiques ou des penchants dépressifs qui dominent son esprit.

De ce fait, quelqu’un qui méconnait son Seigneur, Allah en l’occurrence, souffre impérativement d’un mal-être même s’il se gave de toute forme de plaisir.

Seigneur, rends-nous heureux par Ta connaissance et par Ta proximité, et évite-nous le malheur de Ta méconnaissance et de l’éloignement de Toi.